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Indice d’intensité commerciale : un indicateur d’activité économique

Temps de lecture : 8 minutes | Rédigé par Anne de Geus | 20 janvier 2022

Au cours des premiers mois de la pandémie de COVID-19, les experts en science des données d’Altares Dun & Bradstreet ont mis au point un système permettant de mesurer l’intensité commerciale. L’objectif était de fournir à nos clients des informations pertinentes, exploitables et orientées vers l’avenir à partir de nos données.

Dans le courant de l’année 2020, nous avons pris conscience que notre indice d’intensité commerciale était un indicateur de référence pour l’activité économique en général, tant en Belgique qu’aux Pays-Bas. Cette observation s’est avérée en 2021 : lorsque les agences gouvernementales chargées des statistiques ont publié les chiffres définitifs en matière de PIB pour l’année 2020, elles ont également révélé une faiblesse persistante de l’économie en 2020. En 2021, les données factuelles entrantes ont montré à plusieurs reprises que la situation économique était plus fragile que ce que les prévisions des agences avaient indiqué. Toutefois, notre indice d’intensité commerciale avait prédit cette faiblesse persistante bien à l’avance tant pour 2020 que pour 2021.

Le lien partiel, mais solide entre notre indice d’intensité commerciale et le PIB

En octobre et novembre 2021, notre indice d’intensité commerciale n’a cessé d’indiquer une faiblesse perpétuelle de l’économie. À première vue, cette prévision contraste cruellement avec la récente « euphorie » autour de la croissance économique. 

Cependant, la prudence est de mise lors de l’interprétation des chiffres, annonces et pronostics émanant des instances officielles gouvernementales responsables des statistiques. En effet, la plupart d’entre elles se concentrent sur des comparaisons classiques d’une année à l’autre. Il est évident que, dans ce contexte, 2021 présente de meilleurs résultats que 2020. Néanmoins, les chiffres officiels montrent également qu’en 2021, les performances économiques étaient bien moindres qu’en 2019, avant la pandémie. 

Graphique Indice global de l’activité économique
Graphique Indice global de l’activité économique 2

Dans une récente publication concernant le troisième trimestre de 2021, le CBS (Bureau central de la statistique aux Pays-Bas) a indiqué que :

  • le PIB avait augmenté de 1,9 % par rapport aux trimestres précédents ;
  • cette croissance était entièrement due aux dépenses publiques (pour les vaccins et les soins médicaux) et aux ménages ;
  • les investissements totaux des entreprises avaient diminué.

Source : https://www.cbs.nl/en-gb/news/2021/46/economic-growth-of-1-9-percent-in-q3-2021

Le schéma est similaire pour la Belgique. Dans sa dernière publication, la BNB a évoqué les mêmes éléments que ceux observés aux Pays-Bas.

Source : https://www.nbb.be/fr/articles/lactivite-economique-en-belgique-devrait-augmenter-de-02-au-dernier-trimestre-de-2021

Nos jeux de données n’offrent pas un aperçu complet des conséquences des dépenses publiques et des modèles de consommation des ménages. Nous enregistrons toutefois l’intensité des investissements et des secteurs du commerce ainsi que des services, qui sont connus pour être le moteur de l’évolution future du PIB.

Les instances gouvernementales des deux pays ont confirmé par la suite que les investissements de la sphère entrepreneuriale étaient en réalité toujours plus faibles qu’en 2019. En résumé, les récentes publications de ces instances gouvernementales sont en accord avec ce qu’indique notre indice d’intensité commerciale depuis quelque temps déjà : un retour à une croissance économique solide – stimulée par l’ensemble des contributeurs au PIB – n’est pas possible à court terme.

Bien que le lien entre notre indice et le PIB soit loin d’être parfait, le système de suivi commercial semble être un indicateur avancé efficace en matière de croissance économique future. 

Qu’en est-il de l’année 2022 ?

Étant donné que notre indice offre un bon aperçu de la situation économique future, le maintien d’un niveau modéré indique qu’une forte reprise économique n’est pas envisageable pour 2022. 

Face aux incertitudes concernant la population active, l’inflation, la stabilité de la chaîne d’approvisionnement et les mesures gouvernementales, les entreprises devront poursuivre leurs activités avec prudence. Les investissements seront réduits, voire reportés. Par conséquent, la gestion active des flux de trésorerie et des coûts sera un sujet brûlant pour les directeurs financiers et PDG. 

Conseils de l’expert en science des données

Gardez à l’esprit que des situations telles que des confinements ou l’imposition de mesures contraignantes de la part du gouvernement pourraient survenir plus régulièrement. Nous espérons que le variant Omicron aura engendré la dernière grande vague de contaminations à la COVID-19, mais ce ne sera probablement pas le cas. Je vous conseille de surveiller attentivement votre flux de trésorerie. En d’autres termes, veillez à ce que vos clients payent leurs factures convenablement et dans les délais fixés. Vous remarquez un retard de paiement ? Mieux vaut en discuter avec le client en question le plus rapidement possible. 

L’augmentation du nombre de faillites est synonyme de risque accru. Certes, nous avons atteint un niveau historiquement bas, mais des facteurs externes peuvent changer la donne en deux temps, trois mouvements. Pensez par exemple à des confinements perpétuels ou à la récupération éventuelle des aides gouvernementales de ces deux dernières années. De telles situations pourraient soudainement engendrer un effet boule de neige.

Si vous en avez la possibilité, participez donc à un programme d’échange sur les expériences de paiement. En s’appuyant sur vos propres données de facturation, le bureau de renseignements vous fournira un aperçu du comportement de paiement de vos clients. Vous ne décelez encore aucun signe ? Il se peut que d’autres en aient déjà repéré. Plus votre aperçu de la situation sera complet, mieux vous pourrez continuer à surveiller votre flux de trésorerie.

Un dernier conseil ? Laissez libre cours à votre créativité et faites appel à votre bon sens. Durant les précédents confinements, bon nombre d’entrepreneurs ont prouvé qu’ils étaient capables de faire preuve d’une grande créativité. Il est bien entendu conseillé de poursuivre sur cette voie. Élaborez éventuellement des scénarios auxquels nous pourrions être confrontés à l’avenir : une augmentation des coûts de l’énergie, une inflation, une pénurie de main-d’œuvre et une incertitude en matière de fourniture de marchandises et de services. Évaluez les potentielles retombées sur votre entreprise. Il ne doit pas nécessairement s’agir de scénarios catastrophes – et bien entendu, ce ne sont que des simulations –, mais mieux vaut prévenir que guérir.

Joris Peeters – chief data scientist, Altares Dun & Bradstreet

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Anne de Geus

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